Congrès 2007 : les orientations en matière de protection sociale
Dans le débat sur le financement de la protection sociale, nous faisons valoir que les difficultés actuelles proviennent non pas d'une surconsommation médicale à laquelle il s'agirait de mettre fin, mais surtout de l'insuffisance des ressources, due elle-même au chômage et à la répartition trop inégale des richesses. Dès lors, nous estimons que nos propositions générales en matière d'emploi et de salaire contiennent les solutions pour l'équilibre financier des caisses de sécurité sociale. Aussi, nous rejetons toute politique visant soit à augmenter les prélèvements sur les salariés, soit à diminuer les prestations ou leur qualité, soit à combiner les deux...
LA SANTE, CA NE SE MARCHANDE PAS !
La Sécurité sociale est une des plus grandes conquêtes du XXème siècle, un acquis fondamental de la lutte des travailleurs, basé sur la solidarité collective et intergénérationnelle et non sur l’individualisme, l’assistanat ou la charité...
Les projets de réforme libérale menacent de détruire la solidarité, par la privatisation et la marchandisation de la santé et de l’assurance-maladie. Même si le gouvernement a modifié sa méthode, en abandonnant la procédure par ordonnances pour un débat parlementaire dans le but d’aboutir au vote en juillet de nouvelles dispositions législatives,sur le fond, aucune inflexion n’a été indiquée quant au contenu de la « réforme » : ses projets sont toujours fondés sur une logique destructrice de tout ce qui est solidaire et de toute protection collective contre les dégâts du libéralisme...
Depuis sa mise en place en 1945, le financement de la Sécurité Sociale est garanti par des cotisations proportionnelles aux salaires (part appelée salaire indirect ou encore salaire socialisé). Ce financement socialisé des dépenses de santé, comme celui des retraites, traduit une conception solidaire de la société. C’est cette conception qui est aujourd’hui attaquée...
Le secteur de la santé est déjà inscrit en grande partie dans une logique de profit : l’industrie pharmaceutique est une de celles qui génèrent le plus de profits (retour sur investissement de 20% dans la période 1996-2001) ; la médecine de ville est essentiellement libérale ; l’hôpital public est déjà soumis à la concurrence avec le privé. Mais les libéraux veulent aller plus loin...